04 juin 2008

dîner.

Je sais ; je vois les nerfs à vif, je sens la tension oppressante.
Je sais : tu voudrais te reposer sur moi.
Mais dois-je le faire, est-ce le rôle de ta fille?

Je ne peux pas ; ça devient difficile de faire des compromis.
Distance chérie, lointain adoré.
Je t'aime quand tu n'es pas là ; ta présence m'est douloureuse.
Comme dans ce roman, nous ne devrions communiquer que par courts mots laissés dans le salon ou la salle de bain.
Et le téléphone ; pas de visage culpabilisant, une voix dans le bleu nuageux.
Raccrocher. Le cordon est difficile à couper.

Ces dîners entrecoupés de silences au rythme des bouchées rapides ; automatisme.
Le temps ah le temps il fait beau puis il pleut et il fait froid puis chaud c'est vraiment bizarre!
Vastes mots répétés tant de fois ; aucun échange.
D'une certaine façon c'est vide.
Je ne supporte plus de jouer cette comédie fantasque, n'est-ce pas normal?

Posté par FollowCoffee à 21:27 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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